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ATELIERS

L’EUCOCO, comme nous les savons, a consolidé, au cours de ces dernières années, sa structure organisationnelle en permettant de regrouper les différents intérêts et débats et de les articuler autour de quatre grands axes :

  1. Action politique et communication
  2. Développement de l’État sahraoui
  3. Droits humains et territoires occupés
  4. Spoliation des ressources naturelles

Cette 44ème Conférence se veut être l’héritière de ce grand patrimoine accumulé grâce aux efforts de tant de personnes, et dans le même temps, adapter le travail aux exigences spécifiques que présente l’actualité politique et sociale.

À cette fin, a été élaboré et diffusé le Document « EUCOCO 2019 – QUE L’ESPAGNE ET L’UE ASSUMENT LEUR RESPONSABILITÉ DANS LE CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL » (Voir ci-dessous) qui intègre la proposition d’une CAMPAGNE POLITIQUE INTERNATIONALE couvrant l’ensemble des actions de sensibilisation et d’incidence politique mises en œuvre au cours des années 2019 et 2020.

Nous proposons ainsi que les travaux au sein de chacun des 4 ATELIERS se focalisent sur le contexte indéniablement politique du conflit sahraoui. Nous proposons qu’au sein des 4 ATELIERS, soient discutées et accordées des propositions concrètes, dans leurs domaines respectifs, qui seraient présentées à la session plénière pour nourrir cette CAMPAGNE POLITIQUE INTERNATIONALE.

Il est important qu’au sein des 4 ATELIERS, le travail porte sur le débat et l’élaboration de propositions concrètes, dans leurs domaines respectifs, pouvant donner corps et du sens à la CAMPAGNE POLITIQUE INTERNATIONALE.

Par la suite, l’organisation proposera une petite introduction, toujours ouverte, afin d’orienter les débats dans le sens proposé au sein de chaque groupe. Il s’agit uniquement d’une petite introduction qui prétend guider et accompagner les débats et l’élaboration de propositions.

RESSOURCES NATURELLES

CONSOLIDATION DE L’ETAT SAHRAOUIE

INTRODUCTION POUR LES DÉBATS

Au-delà des considérations historiques ou des intérêts géostratégiques, le colonialisme a eu et trouve sa justification ultime dans le bénéfice qu’apporte l’aliénation des biens et des ressources naturelles d’autrui. Dans le cas du Sahara occidental, pendant près de 140 ans d’occupation étrangère, des entreprises publiques et privées de tous les continents, bien que fondamentalement espagnoles et marocaines, ont spolié les eaux, le ciel, la terre, le sous-sol, la flore et la faune sahraouis à leur profit et celui de puissantes transnationales.

Depuis le début de l’occupation, le peuple sahraoui a lutté sur plusieurs plans, pour mettre fin à cette pratique qui conditionne sa vie et son futur. Dans le domaine juridique, les sentences de la Cour européenne de Justice ont exprimé clairement que cette spoliation, outre qu’elle est illégitime, est également illégale. Toutefois de nombreux gouvernements et certaines institutions européennes cherchent à contourner la loi et à maintenir leurs politiques coloniales.

Le cas de l’État espagnol est particulièrement grave, puisque loin de protéger les biens du Peuple sahraoui, comme il est de son devoir en qualité de puissance administrative, il viole les lois internationales et nationales, afin de continuer à être le principal bénéficiaire de cette spoliation.

Ce groupe de travail cherchera le consensus et les synergies nécessaires entre différentes personnes et collectifs solidaires pour mettre fin à cette barbarie.

  • Comment pouvons-nous contraindre les entreprises qui profitent de cette spoliation à mettre fin à cette pratique illégale et illégitime ?
  • Pouvons-nous évaluer les méfaits économiques, sociaux et moraux infligés au Peuple sahraoui dus à la spoliation de leurs biens et introduire une plainte contre les États et les entreprises impliqués ?
  • Comment responsabiliser les partis, les syndicats et autres agents de la société pour faire en sorte que le nouveau gouvernement espagnol respecte et fasse respecter les sentences de la Cour européenne de Justice ?
  • Pouvons-nous mettre au point une action conjointe à l’égard des institutions européennes visant à freiner la spoliation des biens sahraouis ?

Proposer une ou deux actions concrètes pour certains des OBJECTIFS figurant dans la proposition de CAMPAGNE INTERNATIONALE.

INTRODUCTION POUR LES DÉBATS

Depuis plus de 40 ans, les réfugié/es sahraouis vivent « parqués » dans des camps, marqués par le désespoir et l’impuissance, fortement dépendants de l’aide extérieure, et dans des conditions très difficiles. Tout cela, malgré d’énormes efforts des autorités sahraouies qui tentent de donner à la population des conditions dignes dans leur vie dans les camps.

Cette situation trouve son origine et son fondement dans les politiques de nos gouvernants successifs, et de la communauté internationale elle-même.

Il est évident que concernant la situation de la population réfugiée, l’Espagne a eu un rôle crucial à jouer en qualité de « puissance administrative » du Territoire, statut qu’elle n’a jamais perdu, et elle doit veiller à la situation de la population sahraouie. Toutefois, l’aide officielle en matière de coopération de cet État a toujours été un instrument de l’action extérieure utilisée pour « calmer les consciences » et n’a jamais été accompagnée d’une stratégie politique destinée à l’objectif ultime de la décolonisation.

L’efficacité de l’aide se dissipe clairement si elle n’est pas assortie d’une pression politique catégorique visant la résolution du conflit, et la fin de l’occupation. Nous ne pouvons, en aucun cas, nous contenter de nous occuper des victimes du conflit.

  • Notre coopération/action humanitaire dans le contexte politique de la cause sahraouie est-elle cohérente ?
  • À défaut de solution politique, ne courons-nous pas le risque de faire que la coopération devienne un élément de maintien et de reproduction du conflit, au lieu de contribuer à sa résolution ?
  • La coopération ne contribue-t’elle pas, peut-être, au maintien du statu quo (aide complice), en compensant les effets de l’occupation sur la population réfugiée et en tirant parti dans le même temps des intérêts économiques directs de l’occupation ?
  • Ne sommes-nous pas, peut-être, malgré les meilleures intentions, en train de produire une dépendance structurelle de l’aide ?

Proposer une ou deux actions concrètes pour certains des OBJECTIFS figurant dans la proposition de CAMPAGNE INTERNATIONALE.

DROITS HUMAINS ET TERRITOIRES OCCUPÉS

POLITIQUE ET INFORMATION

INTRODUCTION POUR LES DÉBATS

Dans le cas du Sahara occidental, il est évident que l’application effective des principes et règles du droit international et de la sauvegarde réelle des droits humains de la population sahraouie (dans les camps de réfugiés et dans les territoires occupés) ont toujours été tributaires d’intérêts géopolitiques.

Il est également évident que l’État espagnol doit exercer sa responsabilité en tant que puissance administrative du Sahara occidental – responsabilité reconnue comme un devoir sacré par la Charte des Nations unies-, pour mettre fin au processus de décolonisation du Peuple sahraoui sur la base de son droit inaliénable à l’autodétermination.

L’État espagnol reste le responsable légal et politique de cette tragédie. Tant que le peuple sahraoui ne pourra décider librement de son avenir, l’Espagne restera la responsable moral et juridique de la souffrance et de la violation permanente des droits humains dans le Sahara occidental.

  • Quelles mesures pourraient être adoptées pour pousser l’État espagnol à assumer et mettre en œuvre une politique étrangère en cohérence avec cette responsabilité ?
  • Quelles mesures pourraient être adoptées pour faire que l’État espagnol mette en œuvre au sein de l’UE une politique tendant à mettre fin à l’occupation, une politique visant une résolution juste du conflit ?
  • Quelles mesures pourraient être adoptées pour permettre à la politique étrangère espagnole d’aller au-delà de simples déclarations, de la diplomatie inoffensive et de l’assistanat ?
  • Comment pourrions-nous parvenir à ce que dans la politique de l’administration espagnole (à différents niveaux) soit considéré, de manière effective, le droit inaliénable, permanent et inconditionnel du Peuple sahraoui à disposer de lui-même et à son droit à la souveraineté permanente, sur ses richesses et ressources naturelles ?

Proposer une ou deux actions concrètes pour certains des OBJECTIFS figurant dans la proposition de CAMPAGNE INTERNATIONALE.

INTRODUCTION POUR LES DÉBATS

Depuis de nombreuses années, les institutions et les gouvernements européens et occidentaux, en général, s’efforcent d’occulter et de dissimuler les causes et les conséquences du conflit dans le Sahara occidental, ainsi que leurs propres responsabilités à cet égard. Le peu d’intérêt des médias majoritaires, la pression de groupes économiques et l’inefficacité des mouvements sociaux dans leur pression sur le pouvoir politique, ont contribué sans doute, au blocage politique de la question, de sorte qu’une couche d’oubli semble s’être abattue sur les obligations et les responsabilités qui relèvent des pouvoirs publics espagnols, européens et internationaux pour en finir avec la colonisation du dernier territoire non autonome d’Afrique. Pendant ce temps, aucune mesure n’est mise en œuvre pour apporter une réponse à la situation d’injustice que vit le peuple sahraoui dans les territoires occupés en raison de l’insupportable répression exercée par le Maroc, comme celle des camps de réfugiés et l’exil avec ses terribles conditions de vie.

Nous, personnes et collectifs, qui intégrons le groupe de travail Action politique et Communication de cette 44ème Conférence, souhaitons réfléchir ensemble sur les formes les plus efficaces d’exiger aux institutions et gouvernements européens, et en premier lieu, l’État espagnol, dans sa qualité de puissance administrative, qu’ils assument leur responsabilité de manière explicite afin de garantir des étapes effectives et concrètes visant l’auto-détermination.

  • Comment pouvons-nous influencer les médias pour que ceux-ci rapportent fidèlement quels sont les obligations, les manquements et les politiques réelles des institutions et des gouvernements européens concernant le Sahara occidental ?
  • Comment impliquer les agents et les secteurs sociaux les plus actifs dans la quête de la vérité, de la justice et de la réparation envers le Peuple sahraoui ?
  • Comment pouvons-nous influencer de manière effective, les formations politiques afin d’obliger les gouvernements à agir conformément au droit international concernant le Sahara occidental ?
  • Comment faire avec l’ensemble de l’Europe pour que l’État espagnol reconnaisse sa responsabilité particulière et agisse en conséquence ?
  • Quelles mesures de pression sociale, et de mobilisation peuvent s’avérer les plus efficaces pour réaliser nos objectifs concrets ?

Proposer une ou deux actions concrètes pour certains des OBJECTIFS figurant dans la proposition de CAMPAGNE INTERNATIONALE.

EUCOCO 2019: Que l’Espagne et l’UE assument leur responsabilité dans le conflit du Sahara occidental.

Depuis 1975, le mouvement de solidarité avec la cause de l’auto-détermination du Peuple sahraoui (associations, comités, ONG, syndicats, institutions, personnalités, etc.) a été conscient du besoin de débattre et de coordonner ses actions. Les conférences annuelles qui ont lieu depuis ont abordé les questions urgentes ainsi que les sujets stratégiques, ayant un impact sur des thèmes de politique, de communication, d’égalité de genre, de coopération, de droits humains, de syndicalisme, de ressources naturelles, etc. en établissant des programmes d’action et de mécanismes de coordination dans chacun de ces domaines.

Au cours des dernières années, la conférence a consolidé sa structure organisationnelle permettant de regrouper les différents intérêts et débats en les articulant autour de quatre grands axes : 1) action politique et communication, 2) évolution de l’État sahraoui, 3) droits humains et territoires occupés et 4) spoliation des ressources naturelles.

Cette 44ème Conférence se veut être l’héritière de ce grand patrimoine accumulé, en renforçant les progrès réalisés par l’ensemble du mouvement international de coopération et de solidarité, et dans le même temps, répondre aux exigences spécifiques que présente l’actualité politique et sociale de notre environnement.

Pour cela, nous proposons que les travaux de cette conférence se centrent sur le contexte indéniablement politique sous-jacent à la situation vécue par le peuple sahraoui, ainsi que les différentes actions de réponse que cette situation engendre, en débattant de la possibilité de se mettre d’accord sur une proposition conjointe visant le lancement d’une CAMPAGNE POLITIQUE INTERNATIONALE donnant du sens à l’ensemble des actions de sensibilisation et d’impact politique mises en œuvre au cours des années 2019 et 2020.

Les récentes élections aux Parlements européen et espagnol ouvrent un cycle dans le cadre duquel l’inaction face aux violations flagrantes du droit international et la collaboration politique et économique avec la puissance occupante, le Maroc, ne peuvent rester impunies. Aujourd’hui plus jamais, c’est le moment d’exiger à l’Espagne et à l’Union européenne de faire face à ses responsabilités dans le conflit. En particulier, dans le cas de l’État espagnol, en sa qualité de puissance administrative du dernier territoire africain en attente de décolonisation : le Sahara occidental.

La conférence EUCOCO 2019 est un cadre idéal pour que des associations et des comités de solidarité, des organisations politiques, sociales, syndicales, de jeunes, des ONGD ainsi que des intellectuels et des artistes – chacun depuis sa propre expérience et champ d’action spécifique – contribuent à articuler une CAMPAGNE POLITIQUE INTERNATIONALE destinée à obtenir la reconnaissance explicite par le gouvernement de l’État espagnol de sa responsabilité dans le conflit et contraignant l’UE à agir en conséquence. En plus des objectifs et des contenus de cette campagne, la Conférence devrait établir un cadre de coordination, de suivi et une répartition des responsabilités.

Dans ce sens, la Conférence EUCOCO 2019 propose que les organisations et personnalités présentes, ainsi que toutes celles qui décident d’y adhérer, et à partir du domaine géographique et champ d’action qu’elles considèrent pertinents, exercent, en toute autonomie, la pression nécessaire auprès de la société, des institutions et des gouvernements européens, afin que le GOUVERNEMENT ESPAGNOL en fonction de la reconnaissance de sa responsabilité et sans préjudices d’autres actions :

1.- DÉCLARE, OFFICIELLEMENT en 2020, les Accords de Madrid nuls de plein droit et en accord avec cette déclaration, encourage toutes les initiatives politiques nécessaires en défense du droit légitime du Peuple sahraoui à disposer de lui-même.

L’État espagnol reconnaît officiellement que l’Accord de Madrid, signé le 14 novembre 1975 n’a pas transféré la souveraineté au Territoire, et n’a conféré à aucun des signataires, la qualité de Puissance administrative, qualité que l’Espagne, d’elle-même, ne peut pas transférer unilatéralement, la condition internationale du Sahara occidental en tant que Territoire non autonome en attente de décolonisation n’étant pas affectée.

2.- DÉCLARE, OFFICIELLEMENT en 2020, la reconnaissance du statut diplomatique à la représentation du Front Polisario en Espagne, en tant que mouvement de libération national, et représentant unique et légitime du peuple du Sahara occidental – condition clairement établie par de nombreuses résolutions des Nations unies.

3.- DÉCLARE, OFFICIELLEMENT en 2020, et eu égard à la gravité de la situation humanitaire dans les camps de réfugiés, la priorité d’assistance et de coopération avec la population sahraouie réfugiée

4.- DÉCLARE, OFFICIELLEMENT en 2020, la nécessité d’une réparation pour le Peuple sahraoui comprenant tous les préjudices matériels et incluant selon le cas, la restitution, réhabilitation, satisfaction et les garanties qu’ils ne se renouvelleront pas.

5.- DÉCLARE, OFFICIELLEMENT en 2020, l’obligation, pour les entreprises publiques et privées, du respect et de l’application des Sentences de la Cour de justice de l’UE constituant la base sur laquelle s’entendre avec le Peuple sahraoui pour l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sur le territoire, maritime et terrestre du Sahara occidental.

Cette proposition se fonde sur la constatation que l’État espagnol doit assumer sa responsabilité en tant que puissance administrative du Sahara occidental –responsabilité reconnue comme un devoir sacré dans la Charte des Nations unies-, pour mettre fin au processus de décolonisation du Peuple sahraoui qui doit se conclure sur la base de son droit inaliénable à l’auto-détermination et que l’Union européenne doit respecter et faire respecter à ses États membres les obligations qui émanent du droit international.

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